« Tu veux faire quoi plus tard ? »

Bonjour guys ! Je ne veux pas déprimer tout le monde, mais l’été touche à sa fin… September is coming et avec lui le retour aux choses sérieuses, en ce qui me concerne : les études ! J’ai un parcours assez varié, et je me suis dis que cela pourrait être utile de vous en parler. Je pense que beaucoup de personnes se demandent quelle filière choisir après la Terminale, et qu’une fois les études supérieures entamées elles réalisent que ce n’était pas forcément le bon choix.

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Depuis la classe de troisième on nous rabâche toujours la même chose : « Tu veux faire quoi plus tard ? » A 14 ans je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire tu reste de ma vie. Je savais que je voulais partir en Seconde générale, le reste on verra plus tard. On nous met une pression telle que l’on sent obligé de donner une réponse immédiate, sans vraiment avoir fait le tour de la question. Mais quand on se retrouve le nez dedans et qu’on réalise que ce n’est pas ce que l’on croyait, c’est la panique à bord. « Mon avenir est fichu, je ne sais pas quoi faire… » No panic, on passe tous par là. J’espère que cet article vous fera comprendre que ce n’est pas grave de se tromper d’orientation, au contraire c’est utile. Cela permet de voir quels domaines nous intéressent ou pas. Allez, c’est parti pour ma rétrospective estudiantine !

 

  • Juillet 2013 : BAC L avec Mention A.B

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Une chose que j’ai toujours su : j’aime la littérature, je hais les maths. Partir en filière L n’était donc pas une surprise. J’ai travaillé sérieusement et ça a payé, j’ai décroché mon BAC avec mention. En Terminale se pose la question de l’après. En Seconde je voulais partir en école de journalisme, mais en Première je me suis intéressée à Science Po Bordeaux, et donc en Terminale j’ai tenté le concours. Que j’ai raté bien sur. Nous étions environ 1800 candidats pour une centaine de places. Sur la fameuse plateforme APB, j’avais mis Fac de Droit en premier voeu, car pour moi c’est ce qui se rapprochait le plus de Science Po, et je voulais re tenter le concours l’année suivante. En plus, à Bordeaux la Fac de Droit est sur le même Campus que Science Po, du coup je me suis dis que ça serait encore mieux. Ayant eu mon Bac, j’ai été prise en Droit.

  • Année 2013 / 2014 : Université Montesquieu Bordeaux IV

Je n’ai jamais voulu être avocate, juriste ou notaire, mais me voilà en train de décortiquer le Code Civil, d’analyser des Arrêts de la Cour de Cassation, d’étudier l’histoire du droit… Ne me méprenez pas, j’ai trouvé ça très intéressant et très instructif. Seulement je ne voulais absolument pas en faire ma vie. Dès le premier semestre, je savais que l’année suivante je ne continuerai pas. Beaucoup d’étudiants partent en droit par défaut, c’est une erreur. On ne vas pas étudier le droit si on ne sait pas quoi faire d’autre. Cette filière demande beaucoup de travail personnel, de rechercher, d’autonomie surtout. A la Fac, les profs se fichent de savoir si vous êtes présents ou pas. Nous étions environ 800 dans l’amphi, autant vous dire que les profs ne font pas l’appel. Si vous n’êtes pas de nature studieuse, que vous avez besoin que les profs soient à votre écoute et vous encadre, je vous déconseille fortement la fac. Si vous êtes intéressé par le droit, voici le lien de l’Université de Bordeaux : https://droit.u-bordeaux.fr
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Je sais que je vais arrêter le droit mais après ? Re tenter Science Po, mais je vais sans doute encore échouer. Alors ma grande tu fais quoi ? Et bien je ne sais pas. Surtout qu’à mon plus grand désespoir, Science Po avait changé ses modalités d’admissions. Il n’était plus possible de passer de concours d’entrée à BAC+1. Seuls les élèves de Terminale et les étudiants ayant un BAC+2 peuvent désormais passer le concours pour Science Po Bordeaux. Mon rêve s’est effondré, j’étais paumée, je ne savais pas où j’en étais, ce que je voulais, j’étais découragée et surtout profondément déprimée. Après les partiels du second semestre de droit, je suis retournée chez mes parents, plus rien ne me retenait à Bordeaux, et ça ne servait à rien de dépenser de l’argent dans un loyer. J’ai décidé de prendre une année sabbatique, de faire un break, de me poser les bonnes questions et de me trouver.

  • Année 2014 / 2015 : Gap Year 

Durant cette année de pause, j’ai fais énormément de recherches sur quasiment toutes les filières, je ne voulais fermer aucune portes. En novembre, je me suis rendue aux portes ouvertes de l’EFAP Bordeaux et j’en suis partie en étant inscrite au concours d’entrée de février. Je vous recommande fortement de vous rendre aux portes ouvertes dans la mesure du possible. C’est un super moyen de rencontrer les élèves, l’équipe pédagogique, et aussi de visiter les lieux. Quand je suis arrivée dans cette école, je me suis de suite sentie à l’aise.  J’ai posé des questions, regardé attentivement les cursus etc… Et j’ai su que je voulais intégrer cette école à la rentrée prochaine. L’EFAP est une école de communication située sur le Parvis des Chartrons à Bordeaux. L’école appartient au groupe EDH qui regroupe l’EFAP, l’EFJ et l’ICART. Il y a des campus à Paris, Lille, Lyon… Je vous invite à aller sur leur site pour plus d’informations : http://www.efap.com

En février 2015 j’ai passé le concours d’entrée pour l’EFAP. Nous avions 3 heures pour remplir un QCM de culture générale, rédiger une dissertation parmi deux sujets au choix, répondre à un test d’Anglais ainsi que rédiger une mini dissert en Anglais également. Vous organiser votre temps comme vous le souhaitez. Il y a également un entretien oral de motivation de 15 minutes. Nous n’étions pas beaucoup de candidats, l’école est une petite structure, rien à voir avec la surpopulation de la Fac.

En toute honnêteté, l’examen n’est pas méchant. Suivez l’actualité, intéressez-vous à ce qui se passe dans le monde, faites attention aux fautes d ‘orthographe, soignez la syntaxe, et soyez motivez. C’est une école privée ce qui implique des frais. 90 Euros pour passer le concours, et environ 7.000 Euros l’année de cours. Les tarifs peuvent changer d’une année à l’autre, donc je ne sais pas si ces chiffres sont encore exacts. Oui c’est cher, très cher, comparé à la Fac qui ne coûte quasi rien. Mais il s’agit des études, ce qui est à mon sens plus qu’important, et que c’est un investissement qui vaut le coup / coût. Les résultats sont vite arrivés, en toute humilité j’ai eu d’excellents résultats, il ne me reste plus qu’attendre la rentrée en octobre.

  • Année 2015 / 2016 : EFAP Bordeaux

En première année, la rentrée s’est faite tard, début octobre, surtout que les cours se sont arrêtés en décembre. C’est plus un trimestre qu’un semestre. Nous étions une cinquantaine d’élèves dans ma promo, la plupart venaient de terminale, et c’est vrai que la différence d’âge s’est faite sentir. Pourtant 2 ans d’écart c’est rien, mais je suis assez mature pour mon âge, une mamie pour certains, je hais aller en boite je préfère lire, ce genre de choses. Bref ! L’équipe pédagogique est géniale, on vous connaît, on vous dit bonjour, on vous renseigne… En droit personne ne savait qui vous étiez, si vous vouliez des renseignements il fallait aller à la scolarité où personne ne savait rien. C’est ce que j’apprécie depuis que je suis en école privée : on est encadré, on a pas l’impression de payer pour rien. On n’est des êtres humains, pas des numéros. Les enseignants sont pour la plupart des professionnels et non pas des professeurs à proprement parler. Par exemple en histoire des médias, c’est une journaliste qui nous faisait cours. En théorie de la communication c’était une femme d’entreprise, en relations presses une femme qui a sa propre agence ainsi de suite. Comme il s’agissait de la première année, nous avions au total 12 matières différentes, ce qui peut sembler beaucoup. Mais il faut acquérir des bases générales pour savoir ce qui nous plait afin de pouvoir nous spécialiser par la suite.

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Fin décembre nous avons eu les partiels du premier semestre, le second a duré de janvier à avril. Début avril se sont déroulés les partiels du second semestre, et nous avons enchainé par deux mois de stages obligatoires. Mi-juin j’étais en vacances, mais je ne l’étais vraiment qu’en juillet, après les résultats des examens. Je trouve ça très utile d’avoir un stage dès la première année, on est de suite plongé dans le monde professionnel. Il faut bien entendu rédiger un rapport de stage qui compte pour le second semestre. Dans l’ensemble, les examens ne sont pas méchants si on est attentif tout au long de l’année et qu’on révise correctement. Les horaires des cours n’étaient pas atroces non plus : 10h30/ 12H, 14h17h quasiment tous les jours. Cela dit, il y a énormément de travail personnel. Il s’agit d’études de communication, on vous apprend à dire les bons mots de la bonne façon. Il y a beaucoup d’exposés, de travaux de groupe, de recherches à faire, de diapo à monter, de gens à contacter…  La plupart des cours m’ont plu, j’ai appris énormément de choses et rencontré des gens adorables.

Cela dit, à l’issue de mon stage, ma tutrice et moi avons parlé. Elle ne me connaissait que depuis 2 mois, mais elle a vite vu que le domaine dans lequel j’étais douée est l’écriture. Je ne suis pas faite pour la communication en général mais plus pour le journalisme, l’édition, la rédaction. Personnellement, je ne veux pas travailler assise dans un bureau à parler pour une entreprise, faire de la pub, du marketing, penser stratégie etc… Je veux pouvoir être libre d’écrire mon opinion sans devoir rendre des comptes, écrire la vérité pas pour vendre, mais parce que c’est authentique.

  • Année 2016 / 2017 : EFAP Bordeaux ? 

Rentrée en EFAP 2 prévue pour le lundi 12 septembre ! Une nouvelle année bien chargée qui s’annonce, et pleins de choses à apprendre. Vous vous rappelez quand je vous ai dit qu’en Seconde je voulais étudier le journalisme ? Eh bien au second semestre nous devons effectuer un stage de 3 mois. J’ai parlé avec le directeur de mon école qui m’a dit que je pourrais  faire le mien dans le domaine des médias. Je suis vraiment heureuse de voir que mon objectif de devenir journaliste se rapproche de plus en plus. Il n’y a pas de secret : travail, motivation détermination et surtout passion finissent toujours par payer.

 

Voilà, vous savez tout de ma vie en tant qu’étudiante au début paumée, mais maintenant fixée sur son avenir. D’une façon ou d’une autre j’écrirais. Ce blog est un moyen pour moi de faire ce que j’aime, je prie de toutes mes forces pour que cela devienne ma vie. Je vous souhaite à vous aussi de trouver votre voix. Ne vous inquiétez pas si au lycée et même après vous ne savez pas quoi faire, quelle filière choisir. Ne vous précipitez pas dans vos choix, pesez le pour et le contre, poser vous les bonnes questions. Ne faites pas les choses par obligation ou par défaut, mais par envie. Si vous avez une passion, suivez là. C’est votre vie, faites en ce que vous voulez. J’espère sincèrement que vous mènerez une vie qui vous rend heureux, car après tout c’est la motivation principale de la plupart des êtres humains, le bonheur.

Bisous, Marion. 


8 réflexions sur “« Tu veux faire quoi plus tard ? »

      1. J’espère que ça te plairas 🙂 Personnellement j’aime beaucoup les études de com’ car on nous enseigne pas mal de domaines différents. Même si je sais que je veux m’orienter vers le journalisme, le reste des enseignements permets d’avoir une culture G élargie, ce qui est toujours utile 🙂

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  1. Ah Marion, tu as touché une corde sensible chez moi …
    Si je te faisais la liste de mon parcours scolaire et universitaire, il me faudrait des heures et des heures d’écriture. Ce fut un calvaire pour moi.J’ai aussi mis énormément de temps à trouver ma voix, mais une fois que c’est fait, tu ne la quittes plus.
    On étudie un peu la même chose, sauf que moi c’était une licence (à Lyon2) mais j’ai sensiblement les mêmes thématiques de cours : histoires de médias, sociologie de la réception etc etc …
    On nous dit et redit que le journalisme est une voie bouchée, du coup, Erasmus m’a beaucoup aidé pour ça (mais également la réalité de la vie), je sais que je ne ferais pas de journalisme, mais je compte plus me tourner vers la recherche en littérature ou le monde du livre. J’ai encore une année pour prendre le temps de penser (c’est aussi pour ça que je prends cette année pour faire de l’assistanat). 🙂 Bisous ma petite Marion, et courage!

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    1. Je connais très peu de personnes qui ont trouvé leur voie du premier coup. Je suis contente de lire que tu as trouvé la tienne. Erasmus m’a tenté aussi, mais je ne sais pas…Je crois que j’ai peur de partir seule à l’aventure. En effet, nous étudions sensiblement la même chose. Ah la littérature, ma passion depuis l’enfance ! J’ai dû lire plus de livres qu’il n’y a de jours dans l’année haha.
      Merci beaucoup, mon courage à toi aussi. Mais nous allons y arriver ! Bisous 🙂

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      1. Je crois que ça n’existe pas, du moins moi je ne connais personne qui a réussi à trouver sa voie du premier coup. Je te conseille très fortement d’essayer, et je t’assure qu’on est pas du tout seul, bien au contraire. Bienvenue au club! J’ai tellement de livres que je ne sais plus où les ranger, et je refuse de les jeter!
        De rien! Oui, il faut juste prendre son temps et s’écouter c’est la règle de base. 🙂 Bisous

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      2. Le principal c’est qu’on finisse par se trouver. C’est dur de savoir ce à quoi on veut que notre vie ressemble. L’avantage est que de nos jours il est plus facile de changer de métier, d’aller à l’étranger… Il y a moins de barrières.
        Je prends ton conseil en considération, en plus mon école a plusieurs partenariats Erasmus. Je verrais pour l’an prochain.
        Haha pareil, trop de livres à ne plus savoir quoi en faire… Du coup j’en emprunte à la bibliothèque, ça évite d’en stocker d’avantage.
        Oui, il faut se poser, s’écouter, et faire ce que l’on aime. Bisous !

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