La déprime hivernale

Bonjour guys ! J’ai un scoop : nous sommes en décembre ! Il fait froid, il fait nuit, il gèle, il y a du vent, du brouillard, les couches infinies de pulls ne suffisent plus à nous réchauffer, sortir du jet d’eau bouillant de la douche est un calvaire, les microbes nous attaquent, bref l’horreur. Tous les ans c’est la même histoire, et j’ai beau essayer de relativiser, rien n’y fait, je déprime. Néanmoins, j’essaie de trouver des points positifs de sorte de ne pas sombrer dans une vraie dépression. Cela n’avance à rien de broyer du noir, l’hiver ne passera pas plus vite. Ne pouvant pas hiberner, il faut donc traverser cette période ignoble de l’année avant que n’éclose le printemps.

Oui il fait froid, les routes peuvent être bloquées à cause de la neige et du verglas, et la facture EDF monte très vite. Cela dit, c’est l’occasion d’allumer des bougies partout dans la maison, ou une cheminée si vous en avez une. Des photos de bougies à la cannelle circulent partout, mais une au monoï sera très bien si vous voulez vous remémorer vos vacances à Tahiti. Pareil si vous êtes réticents avec les bougies qui sentent le sapin à cause de l’expression « Ca sent le sapin », et que vous n’avez aucune envie de finir dans un cercueil avant d’avoir eu vos cadeaux.

Il est scientifiquement prouvé que le manque de lumière peut influencer l’humeur. A défaut de faire des séance de luminothérapie, vous pouvez brancher des guirlandes lumineuses. J’en ai trouvé une au supermarché pour une dizaine d’euros, et dès que le soleil se fait trop bas, je l’allume. Je ne dirais pas que c’est thérapeutique, mais ça donne à la pièce une ambiance plus cosy, plus chaude et donc réconfortante.

Les journées sont courtes et froides, on ne veut pas sortir. Mais il faut bien trouver des cadeaux à offrir à ses proches, et on ne peut pas tout commander sur Internet. Il faut bien sortir de chez soi un moment ou un autre. Les boutiques sont bondées, il faut faire une queue interminable aux caisses, mais l’avantages c’est que les magasins sont chauffés. A la tombée de la nuit, c’es-à-dire vers 18 heures, les devantures d’illuminent et révèlent des décorations splendides. Nous ne sommes pas tous à Paris pour admirer les vitrines du Printemps, à Londres pour celles d’Harrods ou à N.Y pour celles de Tiffany’s, mais qu’importe où nous vivons, les commerçants ont tous sortis leurs petits sapins et guirlandes derrière les vitres de leurs boutiques. Quand tout s’éclaire, on se dit que ça valait le détour.

Décembre, c’est le mois des fêtes, des repas, des soirées et des cadeaux. On voit la famille, les amis, on mange, on boit, on rigole, on rattrape le temps perdu, on se souhaite de belles choses, et on s’offre des paquets dans l’espoir de faire plaisir. Convivialité, joie, partage et amour son les maîtres mots de cette période, et toute cette positivité compense le creux émotionnel que l’on peut traverser à ce moment là. J’ai la chance d’avoir des proches qui me soutiennent, m’encouragent, m’entourent. Beaucoup de personnes passent Noël seules, isolées, ne fêtent rien car elles n’ont rien à fêter, ne reçoivent de cadeaux ou de lettres de personnes. Elles dorment dehors, ou dans des centres d’accueil, mangent à la soupe populaire, et ont véritablement froid. Pas comme moi qui me plains à côté de mon radiateur et dans un pull en cachemire. La misère des uns me fait relativiser quant à ma condition, et réaliser que je me plains beaucoup trop alors que ma situation est plus que confortable.

Je ne peut pas dire Noël sans penser à la fameuse bûche. Pas celle en bois, celle du dessert. Glacée, pâtissière, ronde, carrée ou roulée, elle existe sous toutes les formes, dans toutes les textures, et à toutes les saveurs. Chaque année, on essaie d’innover, de marier des saveurs insolites, mais on fini toujours par la classique au chocolat, ou encore plus cliché en hiver : aux marrons. Oui mais voilà, c’est bien bon. Les desserts sont mon pêché mignon, je ne peux pas imaginer un repas de Noël sans une bûche. J’aime pâtisser, alors je profite de ces heures enfermée à la maison pour expérimenter des recettes.

La neige est une plaie quand elle bloque les routes. Sauf quand cela nous empêche d’aller à l’école. Avouons le : nous avons été contents d’apprendre que le bus scolaire ne passera pas à cause des voies enneigées, ou que l’école est fermée. La neige, outre le fait qu’elle permette de faire des bonhommes et de s’envoyer des boules frigorifiantes en pleine figure ( ce qui est dangereux ), recouvre les paysages d’un manteau blanc. Qu’il s’agissent de forêts, de lacs, montagnes, de villages, de villes ou de métropoles, la Terre change. Je suis saisie de froid en regardant ces images de lieux glacés, mais aussi saisie par leur beauté.

A côté des repas de famille interminables où 20 personnes sont réunies et ne font que parler jusqu’à deux heures du matin, il y a aussi les soirées cocooning, où nous sommes seuls, et ça fait du bien parfois. Boisson chaude, biscuits, livre et feu de bois, la combinaison parfaite pour se remonter le moral. Je n’ai pas de cheminée, mais un plaid en polaire et des bougies font l’affaire. Thé chaï au lait de soja à la vanille, chocolat chaud à la cannelle, gros chaussons rembourrés, un roman envoutant et voilà que la déprime hivernale s’est évaporée.

Oui j’ai froid, oui j’en ai marre du brouillard et de la nuit prématurée, non je ne veux ni grippe ni gastro, mais oui je veux revoir mes proches, oui je veux recevoir et diffuser cette ambiance de Noël en décorant, allumant de bougies et des guirlandes, en écoutant des musiques ridicules, en regardant « Love Actually » pour la sixième fois, en buvant des litres de boissons chaudes, en lisant jusqu’au milieu de la nuit emmitouflée dans des couvertures, oui je veux voir des sourires sur le visages des gens, oui je veux voir des Pères Noël à chaque coins de rues, oui je veux humer les odeurs de clémentines et de marrons chauds. Malgré tous les mauvais côtés de l’hiver, tous les inconvénients que je lui trouve et les coups de blues qu’il m’inflige, je lui survivrais, et au printemps c’est encore plus forte que je renaîtrais. Je dis non à la déprime et oui au bonheur. Et vous, que dites-vous ?

Bisous, Marion. 


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